Le lendemain, je rappelle pour savoir si je pourrais passer le voir. C'est cet après-midi du 28 août 2004 que je vois Kurun pour la première fois et... il ne m'a pas vraiment plu! Je ne le trouvais pas très beau, mais il était grand pour un poney. Mais je me dis que ce n'est pas le physique qui compte. Je l'essaye mais... c'était la première fois qu'il était travaillé en carrière! "Oulàlà qu'est-ce que tu me demande là? Un talus! Je dois faire quoi, je tourne ou je monte dessus?" Il aura testé les deux solutions! Pas le même jour mais bon... Ensuite mon beau père monte dessus. Mais comme il ne sais pas monter et que Môssieur Kurun a décidé que le pas ça va un mment mais qu'il aimerait bien passer la vitesse au dessus, il prend le trot et mon beau père de rebondir sur son dos. "Et!!!! Doucement là-haut! C'est quoi ce truc qui me rebondit sur le dos?!!" Kurun, qui fera encore par la suite de son immense courage et indulgence envers les débutants (n'est-ce pas Lucie)... pris le galop et viens s'arrêter à côté de nous en roulant de grands yeux l'air de dire "Je vous en prie, enlevez-moi ce machin qui rebondit de mon dos!" Kurun n'ayant jamais travaillé en carrière, il était évident qu'il n'avait jamais vu non plus une seule barre de sa vie. Bref, il fallait tout lui apprendre, et je n'étais pas vraiment sûr d'en être capable... Mais je décide quand même de le prendre. Je me dis que si ça ne va vraiment pas, je pourrais toujours le revendre...Pendant quelques temps, j'ai espéré avoir fait le bon choix. Hugo me trottait toujours dans la tête, et je n'arrivais pas à l'oublier. Kurun lui ressemblait si peu... Mais assez vite, j'ai appris à le connaitre, et c'est surtout depuis le mois de février qu'il me fait vraiment confiance. En effet, étant donné qu'il était "logé" à 27 km de chez moi, je ne pouvais le voir que le week-end. Le travail avançait donc par étape, pendant les vacances. Mais plus le temps passe, et plus il ressemble au poney dont je rêvais; un poney qui me fasse confiance, qui se concentre dans son travail, même si des fois ce n'est pas vraiment le ça: "Tu es sûre que tu veuilles faire du dressage, Tu ne veux pas plutôt aller galoper dans les champs de blés? Ou tu veux pas sauter? Regarde, tu as laissé les obstacles en place!" Non, non Kurun, on travaille, ça arrive. Il prend vraiment goût à l'obstacle (un peu trop parfois!), et surtout, il me prouve qu'il a du gaz à revendre! Et c'est ce que je cherchais, un cheval ayant du jus tout en restant contrôlable!
Kurun est donc devenu au fil du temps le genre de poney dont j'avais rêvé!
Kurun est donc devenu au fil du temps le genre de poney dont j'avais rêvé!
